Mon blog sur l'anarchie !

09 avril 2008

Télévision = Aliénation

1- L’hypnose.

Le premier effet idéologique de ce divertissement à alibi informatif qu’on nomme « télévision » consiste à vous dissuader d’aller regarder ailleurs. Ce qu’offre le poste, c’est tout tout de suite. Il flatte en nous le fantasme d’une saisie globale du monde par l’image. Cette promesse de totalité est aussi promesse d’immédiateté. Un grand vertige s’empare alors du citoyen. Va-t-il louper cette totalité offerte à son regard ! Vite, il lui faut voir-c’qu’y-a-à-la-télé, et donc, rester rivé à l’écran plus de trois heures par jour. On n’a pas totalement ce qu’on n’a pas dans l’instant.

Cette offre de possession du monde est l’arme absolue qui soumet nos cerveaux au système publicitaire. Je suis chaque soir happé par ce que je veux happer. Les programmes télévisés, leurs présentations dans le journal, les bandes-annonces qui les rappellent au fil du jour, les conseils amicaux de ceux qui croient devoir s’insérer dans la culture de l’époque, tout jalonne notre existence de rendez-vous à ne pas manquer : le journal de telle heure, l’émission hebdomadaire de tel animateur, le documentaire spécial de telle chaîne, le film célèbre d’un « immense » réalisateur des années X… De sorte que les meilleures des émissions deviennent les pires dès lors qu’elles inscrivent dans nos cerveaux l’impératif social du « devoir regarder ».

2- Le détournement du réel.

Régnant sur « tout ce qui se passe », la télévision s’octroie le monopole du « réel ». Puisqu’elle peut aller partout, rien ne lui échappe. Elle chasse les événements-images et les images-événements, elle les produit quand elle ne les trouve plus. Elle vous impose ce qu’elle montre en semblant vous « l’expliquer ». Qu’il s’agisse de petits épisodes concrets, de faits dramatisés, ou de « scoops » carrément inventés, elle semble dominer le « réel » dont elle se fait l’écho. Elle détermine ce qui « fait l’actualité », elle maîtrise « ce qui arrive ». Celui qui ferme le bouton s’exclut du monde, il lui semble ne plus exister ; mais celui qui demeure « fidèle au poste », devant l’ordre des choses imposé par la rythmique événementielle, n’existe pas davantage : il est sans prise sur ce qu’il voit, il ne peut justement que voir, s’émouvoir et se taire.

Pire : la réalité propre du citoyen spectateur se trouve, à tout instant, dévalorisée par les mille et une « réalités » sociales ou mondiales dont on le bombarde en permanence. La télévision disqualifie tout ce qui ne passe pas à la télévision, c’est-à-dire la majeure partie de ce que vivent les hommes. Et voilà celui qui croyait dévorer le monde par les yeux n’éprouver, chaque soir, que sa totale impuissance sur ce monde dont dépend sa vie.

3- L’idéologie du spectacle.

Cette impuissance du spectateur a ses consolations : la « qualité » du spectacle. Mais voilà qui engendre un autre trait pervers. Car ne vaut, pour la télévision, que ce qui mérite d’être « vu ». Ne vaut que ce qui vaut d’être « exhibé ». Primauté du visuel bien palpable, du dramatique à souhait. S’il le faut, on arrange les faits, les témoignages, les séquences visuelles ; on réduit, on tronque, de peur que le téléspectateur « décroche ». Non seulement, le « réel » a été sélectionné en raison de sa qualité spectaculaire, mais voici que le spectacle prend de plus en plus la place du réel, puis devient le seul réel susceptible d’intéresser un public trop bien conditionné.

Cela se fait par degrés. On commence par tourner en dérision certains aspects trop « sérieux » de la réalité, notamment du monde sociopolitique, dont les acteurs croient devoir devenir des « vedettes ». Puis la télé se met à mimer ou à produire un réel plus réel que le réel (et donc falsifié), avec la profusion des « reality shows » et autres docudrames, sans parler de ces émissions-laboratoires où des cobayes humains vivent des expériences intimes-exhibées, propres à faire fantasmer le public dit « réel ». Et voici que la TV, transformant dés lors la réalité en simple illustration du monde fictionnel, donne lieu à des journaux avec interview d’assassin, preneur d’otages en direct, événements filmés dans leur déroulement à la manière d’un film-catastrophe, de sorte que le monde factuel n’est plus que la caution d’un imaginaire frelaté, – celui où baignent les dramaturges à téléfilms... Tout devient image, virtualité. Le seul repère concret, qui se couvre lui-même des oripeaux du spectacle, demeure alors l’appel publicitaire dans toute sa contagieuse trivialité.

4- L’omnipub : tout se consomme.

À l’origine de ce monde falsifié, il y a en effet la tyrannie publicitaire. C’est elle qui, apprenant les cerveaux à ne juger du produit que par le spectacle du produit, a habitué le public-enfant à ne juger du monde que par le spectacle du monde. Ce faisant, elle a soumis le petit écran au dévergondage de l’ordre marchand, qui enseigne que tout se consomme, et qu’il n’est d’autre but que de vendre et de se vendre. Tout devient annonce, « showbiz » et promotion. Voici les stars du spectacle, y compris les vedettes du champ politique, qui se donnent elles-mêmes à « consommer » comme figures emblématiques du nouveau savoir-vivre, et se répandent en confidences biographiques, en éloges mutuels et en rires euphoriques, dans un total déni de la réalité tragique qui est celle du monde contemporain.

En parfaite osmose avec l’ordre publicitaire, la télévision cultive chez ses habitués une seule et même pulsion consommatrice, au mépris de leur humanité. L’événement se consomme, les produits et les stars se consomment, les « valeurs » humaines se consomment – images virtuelles parmi d’autres –, si bien que les discours dérangeants, voire les prophètes de notre monde, convertis en « signes » d’authenticité, se « gobent » sans frémir entre un spot sirupeux et un sketch bien vulgaire, le tout relié par le bavardage complaisant d’animateurs qui s’imaginent incarner le public.

5- Le pseudo-forum : la dépolitisation.

Le grand alibi des « pros » de la télé est de se faire le miroir du « public », assimilé à l’Opinion, et considéré comme équivalent du « peuple ». La démocratie cathodique consisterait, sondages à l’appui, à refléter les gens tels qu’ils sont. Ceux-ci s’auto-consommeraient furieusement en adhérant à des spectacles (ou à des personnalités) qui leur ressemblent, à des débats dont on leur clame partout qu’ils portent sur ce qui « intéresse vraiment » les Français. On s’ingénie alors, par divers dispositifs, à faire partager ce leurre. Il n’est plus d’émissions où l’on ne fasse paraître le public sur l’écran, sur des gradins ou sur le plateau ; des panels de citoyens dits « représentatifs » (alors qu’ils ne sont que « triés ») y ont droit à leurs trente secondes de témoignage ou d’interrogation ; des mini-sondages, interviews divers, micro-trottoirs s’ajoutent à cette batterie pour persuader le téléspectateur qu’il est collectivement représenté : et voici la France toute entière rassemblée, dans le poste en même temps que devant le poste. L’audimat confirme. La TV devient le lieu d’une assemblée populaire permanente et souveraine… Et cette vaste bulle médiatique, ce théâtre-miroir, jouent si bien au forum républicain, que les « médiaticiens » eux-mêmes, pris à leur propre piège, croient y trouver l’essentiel de ce qui fait l’existence des citoyens.

En réalité, la TV ne constitue les citoyens en « public », supposé majoritaire, que pour imposer cet invisible poids du public à chaque citoyen. La télévision, c’est vous : allez-vous échapper à cette projection de vous-mêmes ? La télévision, c’est l’évidence du monde : allez-vous lui opposer une conscience (critique) fondée sur votre expérience personnelle ou sur d’autres approches ? Non, il faut tout accepter en bloc, et vous soumettre à la modernité qui vous est présentée, sous peine de vous opposer suicidairement à votre propre époque et à vos propres concitoyens. Ce que la TV vous interdit en permanence, c’est d’oser dire « non ». Du grand théâtre inintelligible du monde, contentez-vous de tirer du frisson, de savourer des scènes, de quoi rire ou pleurer, s’esbaudir ou s’atterrer, selon l’humeur du moment, en direct ou en différé. Le monde que vous voyez n’a pour objet que de vous dis-traire du monde que vous vivez.

6- L’école du voyeurisme.

Au spectateur sans pouvoir, il ne reste donc comme compensation que la rage de voir. Consommer des signes faute d’agir sur le réel. Je veux de l’exploit sportif, je veux de la météo sponsorisée, je veux des jeux d’argent, je veux des séquences de violence ou de sexe, je veux des gros plans sur le visage buriné de compassion de mère Térésa autant que sur les formes inouïes de la dernière Star sexy (dont Télé 7 jours me précisera les mensurations). Une seule chose hante désormais ma vraie vie privée bien à moi : voir, voir toujours plus, devenir le voyeur de la vie des autres, qu’elle ressemble à la mienne ou qu’elle la surcompense.

À cette surintensité du voyeurisme, quasi structurelle, répond l’essor sans frein de l’exhibitionnisme sur le petit écran. Connivence sexuelle, dégustations sado-macho, apitoiement savoureux sur les drames, sanglantes sensations d’un thriller, image insoutenable d’un innocent qui meurt en direct. Dévoiler l’horrible, garder les yeux ouverts : degré suprême où communient le voyeurisme des uns et l’exhibitionnisme des autres. Deux traits qui n’en font qu’un : le moindre spectateur tranquille peut, passant sur le plateau, se découvrir aux autres tel qu’il eût aimé se consommer comme voyeuriste. Spirale sans fin : un voyeuriste insatiable est, potentiellement, un exhibitionniste sans retenue. Ce qui explique la vulgarité crasse de tant d’acteurs médiatiques : passer à la télé, ce n’est plus seulement se faire produit parmi d’autres produits : c’est se faire produit qui se déballe, dans un narcissisme monstrueux dont le public voyeur est complice.

7- Le vide intérieur.

Dans sa logique actuelle, le système télévisuel vampirise l’intériorité des personnes. Il vide chacun de sa substance, pour ne l’emplir que de ses exhibitions factices. Il tue la culture dans la façon même dont il la célèbre. Certes, objectera-t-on, il y a parfois de « bonnes » émissions, comme il y a nombre de citoyens qui savent user de façon restreinte et sélective de la boîte à images. À quoi l’on répondra, en pastichant Pascal, que la télévision est d’autant plus nocive qu’elle ne l’est pas toujours, car il est hors de doute qu’elle va globalement aujourd’hui dans le sens d’un asservissement mental des peuples.

En somme, c’est l’une de ces mauvaises choses dont il faut savoir ne pas abuser…

François Brune, auteur de Les médias pensent comme moi ! (L’Harmattan, 1997).

Voici un texte que j'ai trouvé sur le site des Casseurs de pubs ( lien à droite de l'écran ). Je rappelle que chaque année est organisée une "Semaine Sans Télé". Pour cette année 2008, cette semaine à lieu du 21 au 28 avril. Dépechez-vous !      

Posté par Anarchopunk à 20:42 - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 mars 2008

Radio Libertaire

Juste deux trois petites lignes pour vous parler de la Radio Libertaire. LA radio anarchiste française ! C'est donc une radio autogérée, qui à se donne beaucoup de mal pour survivre, ce serait donc plutot bien que au moins ils parlent pas pour rien :) ! Ils se débrouillent vraiment bien je trouve pour une radio qui n'a pas beaucoup de moyens.

Petite anecdote : Le 28 août 1983, à l'aube, des CRS se sont présenté devant les locaux de Radio libertaire, ont défoncé la porte, et saisi le matériel. Des animateurs ont été frappés et interpellés, le câble d'antenne et le pylône sectionnés, malgré la présence de nombreux auditeurs. Cette intervention de l'État a entraîné de vives réactions, notamment le 3 septembre, avec une manifestation de 5 000 personnes, et la réémission de Radio libertaire.

Pour écouter directement la radio, cliquez ici : radiolib

Et pour acceder au site de la radio ( avec un lien menant vers un second site ), cliquez ici : http://rl.federation-anarchiste.org/

Posté par Anarchopunk à 21:09 - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 mars 2008

Pourquoi boycotter Mc Donald's ?

MACdollars_91a9a_a3172

La famine dans le Tiers-Monde

Alors que des millions de gens meurent de faim, de vastes régions du Tiers-Monde sont utilisées pour l’élevage du bétail ainsi que pour la culture du grain destiné à l’engraisser avant qu’il ne soit mangé en Occident. Il faut 7 millions de tonnes de céréales pour ne produire qu’un million de tonnes de viande. Il faut environ 10 kilos de protéines végétales pour produire 1 kilo de protéines animales sous forme de viande de boeuf, dont McDonald’s est, au niveau mondial, le plus grand consommateur. Un tiers des récoltes mondiales de céréales est destiné au bétail, d’où un gachis de ressources alimentaires considérable.De plus, les petits paysans du Tiers Monde sont expropriés par les milices des multinationales et les forces gouvernementales, la logique ultralibérale passant avant la sécurité alimentaire des populations locales. Ainsi, les populations indigènes crèvent de faim alors que leurs propres terres sont exploitées par les grosses entreprises capitalistes.

La destruction de notre environnement

Chaque minute, pour les besoins des fast foods, 25 hectares de forêts sont dévastés. Lors du procès, McDonald’s a été forcé d’admettre qu’il utilisait du bétail élevé sur des terres qui faisaient parti de la forêt tropicale, empêchant ainsi la regénération de la forêt. Cette pratique est une cause majeure de la déforestation. Depuis 1960, l’équivalent de la superficie de l’Espagne a été déboisée dans la forêt amazonienne, McDonald’s, parmi d’autres, a donc une grande part de responsabilité dans ce désastre pour notre environnement. De plus, en utilisant des terres agricoles du Tiers-Monde à grande échelle, l’élevage intensif du bétail oblige les populations locales à s’installer dans d’autres régions.Le bétail élevé sur cette planète consomme 3600 milliards de mètres cubes d’eau par an alors que 15 millions de personnes meurent par manque d’eau dans le même temps. Rappelons que le problème de la raréfaction de l’eau potable constitue déjà un grave problème écologique.(Il faudra 1300 km² de forêt rien que pour fournir du papier d’emballage pendant un an.) Les 21000 fast-foods McDonald’s dans le monde produisent à eux seuls 1 million de tonnes de déchets d’emballages par an qui n’auront servi guère plus de 5 minutes avant de finir dans les décharges. De nombreux produits chimiques polluants interviennent dans la fabrication de ces emballages. Ceux-ci sont souvent en carton, donc un autre source de déforestation, et ne sont que très rarement recyclés (de cette quantité, seule 1% est recyclable.) Le bulletin d’information local de mai 95 des magasins McDonald’s en Angleterre rappelait que ces "emballages pourront être aper‡us dans les rues tant que les gens continueront à jeter leurs détritus", sous-entendu feront de la publicité à McDonald’s !

L’exploitation des enfants

Dans l’affaire McLibel, le juge a estimé indéniables les critiques formulées dans la brochure quant à l’exploitation des enfants utilisés comme cible publicitaire privilégiée, afin qu’ils fassent pression sur leurs parents pour aller manger à McDonald’s. Il est écrit dans le guide officiel et confidentiel de la compagnie : "Ronald adore McDonald’s et la nourriture McDonald’s. Et il en est de même des enfants puisqu’ils adorent Ronald. Gardez en mémoire que les enfants exercent une influence phénoménale quant au choix des restaurants, ce qui signifie que vous devrez faire tout votre possible pour que les enfants aiment Ronald et McDonald’s." Le responsable du marketing de McDonald’s UK déclara que sans la publicité "vous pourriez voir que les ventes de la compagnie chuteraient complètement", le chef du département marketing de la compagnie ajoutant plus tard qu’ « en terme de marketing, les enfants sont un terrain vierge. » Le but des multinationales est le profit maximum, rien d’étonnant a ce qu’elles emploient les méthodes les plus basses pour parvenir à leurs fins.

En effet,pour toucher sa cible, la firme a inventé, en 1963, le clown Ronald McDonald. Grand, paisible, mince, il véhicule une image faussée des effets de la "Mcalimentation". L’enfant croit tout ce qu’il voit et est persuadé que manger des hamburgers le rendra à l’image de cet escroc de carnaval.Ronald est là pour faire des restaurants un endroit attrayant, joyeux, magique, avec plein de gadgets distribués à l’achat des "Mcmenus". Les enfants ne savent pas qu’on a récemment découvert qu’en Chine, ce sont justement des enfants de 12 ans qui travaillent dans des conditions abominables pour fabriquer ces gadgets… pour un salaire qui ne leur permettrait même pas de manger chez McDo.Pour aimer les enfants, McDo doit d’abord voir leur portefeuille. Sinon il les exploite !Tout est bon pour attirer les enfants, car derrière eux, il y a les parents…Pour attirer plus de monde, McDo c’est associé avec deux autres firmes travaillant dans le même sens, avec les mêmes connections occultes, donc les mêmes buts à long terme : Coca Cola et Walt Disney .

En plus des gadgets, il y a des formules spéciales anniversaires, des bus gratuits en France pour que les lycéens puissent venir s’intoxiquer chez McDo, tout un attirail pédagogique pour que les enfant apprennent à lire avec le clown, à compter avec des hamburgers… C’est une pratique qui s’appelle un lavage de cerveau, cautionné par le système en place et qui fera dans un futur inconnu une armée de personnes dépersonnalisés, robotisés, intoxiqués, qui mangeront, feront et penseront ce que McDo leur dira.Big Brother c’est déguisé en Hamburger et vous attire avec sa frite !

USA : les enfants trouvent la nourriture meilleure avec le logo McDonald’s

Passionnante étude que celle publiée par les Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine dans leur livraison du mois d’août. Elle prouve que la pub marque bel et bien le cerveau des très jeunes enfants au point de guider leurs perceptions et leurs goûts.

La recherche a été menée par une équipe de médecins et chercheurs américains, dirigée par le Dr Thomas Robinson du département de pédiatrie à la fac de médecine de l’université de Stanford (Californie). Pour leur expérience, les chercheurs ont pris pour cobayes 63 enfants entre 3 et 5 ans, donc d’âge préscolaire. Ces petits ont été recrutés dans la région de San Mateo en Californie, via des centres sociaux aidant les familles à bas revenus. L’objectif était de tester si les préférences des très jeunes enfants étaient influencées par un marketing intense. Sur quelle marque les scientifiques ont-ils jeté leur dévolu ? Eh bien sur McDonald’s, « le plus gros annonceur aux Etats-Unis », expliquent-ils. S’ils ont choisi d’étudier les produits de cette marque, c’est aussi parce que 20 % des petits Américains sont obèses (une proportion qui a triplé en quarante ans), parce que l’OMS et la FAO ont estimé dans un rapport commun datant de 2003 que la publicité pour les aliments très énergétiques et le fast-food constitue une « cause probable » de l’augmentation du surpoids et de l’obésité parmi les enfants du monde entier. Concrètement, l’expérience s’est déroulée ainsi : chaque enfant s’est vu proposer deux échantillons de nourriture parfaitement identique, l’un présenté dans un emballage portant le logo de McDo, l’autre dans un emballage neutre.L’enfant devait goûter les deux échantillons et dire si ça avait le même goût ou, sinon, indiquer lequel il préférait. Une série de cinq aliments et boissons a été testée : un quart de hamburger, un Chicken Nugget, des frites, ces trois aliments venant du McDo voisin ; les chercheurs ont également proposé deux échantillons de lait ecrémé, l’un servi dans une tasse avec couvercle et paille McDo, l’autre dans une tasse similaire sans logo. Dernier aliment proposé : des mini carottes, placées dans un sachet de frites McDo et dans un sachet neutre.

Résultat : les enfants ont très largement préféré le goût des aliments estampillés McDo, c’est-à-dire quand ils pensaient que ceux-ci venaient de chez McDonald’s. Pour le hamburger, cela été le cas de 48,3 % des enfants, tandis que 36 % ont dit préférer le hamburger qui était emballé dans un sachet neutre et que 15 % ont trouvé le même goût aux deux échantillons.Pour le Chicken Nugget, 59 % ont préféré celui dans l’emballage McDo, 18 % le neutre, et 23 % ont trouvé le même goût aux deux échantillons.Quant aux frites, c’est le record : 76 % ont préféré celles au logo McDo, 13 % celles dans un sachet standard, et 6 % n’ont pas fait la différence.S’agissant du lait, les résultats sont du même ordre (61 %, 21 %, et 17 %).A noter le cas des carottes : alors que ce produit n’était pas à l’époque de l’étude aux menus de McDonald’s, les enfants ont, à 54 %, préféré celles emballées McDo ! 23 % ont jugé meilleures celles dans un sachet neutre, et 23 % ont trouvé que c’était kif-kif. Préalablement à l’expérience de dégustation, les parents des enfants, pour moitié d’origine hispanique, avaient eu à remplir un questionnaire. Avec notamment les interrogations suivantes : à quelle fréquence ils emmenaient leurs gamins dans un restau McDo (39,7 % entre une et trois fois par mois) ; le nombre de téléviseurs dans la maison et si l’enfant en avait un dans sa chambre (réponse positive dans 57 % des cas) ; s’il y avait à la maison des jouets McDo (offerts dans les menus enfant Happy Meals) (oui dans 76 % des cas).

A l’issue de l’expérience et de son analyse, l’équipe du Dr Robinson préconise de « réguler voire de bannir la publicité et le marketing des produits hautes-calories et à faible valeur nutritionnelle, ou d’interdire tout marketing visant directement les jeunes enfants ». D’autant, estiment les chercheurs, qu’une telle pub est « par essence déloyale » (inherently unfair), parce que « les moins de 7/8 ans sont incapables de comprendre les visées persuasives de la publicité ».et que"L’impact de la marque est très fort même chez des enfants qui n’ont que trois à cinq ans", a affirmé le Dr Robinsons, principal auteur de l’étude. Selon lui, cette préférence est le résultat du marketing intensif de McDonald’s. "Personne d’autre ne dépense autant d’argent pour promouvoir leurs produits de fast-food auprès des enfants", a-t-il déclaré. Selon les auteurs de l’étude, McDonald’s dépense plus d’un milliard de dollars par an en publicité aux Etats-Unis.

A noter qu’en France, McDo ne diffuse plus de spots télé dans les dessins animés du matin, quand les enfants sont seuls à regarder. Autre conclusion de l’équipe, en forme de bonne nouvelle : puisque les effets de la pub McDo sont très nets sur les petits, on peut imaginer que des campagnes pour des produits plus sains influenceront pareillement les choix et les goûts des enfants. Avec cependant un sacré bémol : encore faudrait-il que les campagnes de prévention et de santé publique soient aussi massives que la pub McDo…

La torture des animaux

Les menus de McDonald’s reposent sur la torture et la mort de millions d’animaux. Ceux-ci sont le produit d’un élevage intensif, donc n’ont accès ni au grand air, ni à la lumière du jour et ne peuvent circuler librement. Dans le procès McLibel, le juge considéra que McDonald’s "sont volontairement responsables de pratiques cruelles dans l’élevage et l’abattage des animaux qui leur servent à produire de la nourriture." Lors du procès, le fournisseur de McDonald’s UK a admis qu’"en conséquence de l’industrie d’abattage, la souffrance des animaux est inévitable." A nous d’engager notre responsabilité de consommateur et de faire le choix entre manger de la viande ou non. La souffrance, la peur, l’angoisse de ces animaux nourrissent des millions de personnes par jour.Les poulets sont dans des salles noires, peu aérées, n’ayant aucune liberté de mouvement, avec une nourriture bourrée d’antibiotiques, obèses…Les animaux sont électrocutés, piqués, battus, écorchés. Les pratiques employées pour les étourdire avant la mise à mort sont inefficaces etsouvent ce sont des animaux conscients qui sont massacrés.

Une nourriture mauvaise pour la santé

Les repas vendus chez McDonald’s sont pleins de matières grasses, de sucres, de sel, ainsi que très pauvres en fibres alimentaires et en vitamines. Une alimentation de ce type augmente les risques de maladies du coeur, de cancers, de diabète et autres. Les additifs chimiques que l’on trouve dans ces repas peuvent entraîner des maladies et de l’hyperactivité chez les enfants. Les restaurants McDonald’s ont été plusieurs fois identifiés comme responsables de débuts d’intoxications alimentaires.

La nourriture fast food est malsaine. Elle est : Trop riche en gras, Trop riche en sucre et sel, Trop riche en produits chimiques, Trop pauvre en fibres végétales, Trop pauvres en vitamines…

Le tout, potentialisé par du soda ou coca (tous riches en aspartame). Le gras est représenté par des acides gras saturés, avec 47 à 83 mg de cholestérol. Ils représentent 39 à 55 % des calories (chiffres selon les burgers)… Le sucre et le sel sont raffinés.Parmi les produits chimiques, on trouve de l’acrylamide (http://www.00dr.com/article.php3 ?id_article=594) dans les frites et chips. Cette substance, non alimentaire, reconnue comme cancéreuse, était dosée à 72 microgrammes chez McDonald….On retrouve aussi dans les frites du suif de bœuf, du dextrose, gluten…Beaucoup d’additifs chimiques sont aussi présents dans la "Mcbouffe" (exemple : pour qu’une feuille de salade soit toujours appétissante et fraîche, on la traite avec une douzaine de produits chimiques différents pour qu’elle garde sa couleur et son croquant "comme au premier jour"). Sans parler des légumes OGM (tomates, soja…). Le tout augmentant les Radicaux Libres (RL) dans le sang. Une étude a montré qu’une heure après un repas McDo, il y avait une augmentation de 125 % de RL dans le sang, 175 % 2 heures après, 138 % 3 heures après. Les RL sont un indice d’inflammation et de vieillissement des cellules. Lors du procès, a été faite la preuve du lien entre le fast food et les maladies cardiaques, l’hypertension artériel, certains cancers (prostate, pancréas, ovaires, seins, utérus, poumons, intestins), le diabète (surtout gras), obésité et troubles de la vésicule biliaire.IL a été reconnu que la viande est responsable de 70 % de toutes les intoxications alimentaires rattachées aux fast foods (vache folle, ou poulet à la dioxine,… comprises).

Quelques chiffres à propos de l’obésité : Depuis que McDo est en Asie, 15% des enfants sont obèses en Thaïlande, et 1 chinois sur 5… En Amérique, il s’agit de presque 1 personne sur 4. En Grande Bretagne, 1 femme sur 40 est obèse.

Et le végéburger ? C’est une imposture de plus. Certes la viande n’y est apparemment pas, mais les graisses animales oui ! Il faut dire que les végéburger sont cuits sur les mêmes plaques et de la même façon que les autres… Cela en plus des graisses saturées et des salades "rafraîchie" aux additifs, des légumes transgéniques,… sujets déjà abordés plus haut… Les vegeburgers ne sont en rien différents des autres dans le fond. Seuls de petits détails dans la forme et le nom font croire à de la variété ! Un mensonge caché pour attirer une plus vaste clientèle !

Employés

Soixante-six pour cent des 1 500 000 salariés de McDonald’s ont moins de 21 ans, et une bonne moitié de ces derniers ont moins de 18 ans. La rotation annuelle du personnel est de trois à quatre fois plus élevée que la moyenne de l’industrie alimentaire. En 1989, cette rotation a dépassé 190 % aux États-Unis. En Grande-Bretagne, environ 80 % des salariés sont à temps partiel, avec une moyenne de 20 heures par semaine. L’équipe à plein temps est le noyau de l’entreprise. Ils ont fait leurs preuves en manifestant des « attitudes positives », un « esprit d’équipe » et une aptitude à « en mettre un coup » pendant les heures de pointe. Les managers de McDonald’s cultivent un sentiment quasi-religieux. L’image de marque « McDo » est la valeur suprême. Les salariés en contact avec la clientèle doivent apparaître comme de jeunes Américains typiques, des « McDonald’s boys ». Ils doivent exprimer « sincérité, enthousiasme, confiance, et sens de l’humour ». Tout est dans l’apparence, et l’apparence doit être uniforme : le même visage, le même sourire, le même physique. Soixante-dix pour cent des ventes de McDonald’s sont réalisées chaque jour sur une durée de 4 heures. McDonald’s essaie de changer les habitudes alimentaires pour attirer plus de consommateurs pendant les heures creuses par des tarifs réduits. L’accélération des cadences imposée pendant les heures de pointe, introduite d’abord aux États-Unis et maintenant généralisée, accroît la pression sur les salariés, exposés aux dangers des cuisines bondées. Selon les propos d’un salarié, le travail est alors comme un combat sans merci dans un sous-marin surpeuplé. C’est dans ces moments que l’équipe est la plus exposée aux accidents.

Les salaires des employés des chaînes de fast-food sont bas. L’exigence d’une politique de profit maximal entraîne un manque de personnel qui par conséquent doit travailler plus vite et plus dur. McDonald’s employant des gens dans des conditions économiques difficiles, ceux-ci sont obligé d’accepter cette exploitation avec le sourire. Une dure répression a toujours été exercée contre les syndicats, même si la lutte de certains employés a fini par amener des progrès. Un dirigeant de McDonald’s UK a par exemple déjà déclaré qu’"informer les syndicats quant aux conditions de travail dans leurs restaurants représenterait une rupture du contrat de travail et une faute grave passible de licenciement".

La standardisation de l’employé

Tous les jours, 500.000 employés, partout dans le monde, accomplissent exactement les mêmes gestes strictement définis, minutés et contrôlés ; cette standardisation est affichée comme un argument de vente. Partout, l’"équipier" MacDo répète au client exactement les mêmes phrases, le regarde dans les yeux au même moment, lui propose de la même façon des produits plus chers ou complémentaires. Il est "un mannequin de travail". L’équipier de Paris vaut celui de Moscou ou de Berlin ; il exécute exactement les mêmes tâches dans le même temps. Il s’agit là d’un savoir-faire figé dans quelques gestes élémentaires immuables.L’employé doit être homogène, comme le produit qu’il fabrique et vend. L’équipier est un élément interchangeable d’une masse informe. MacDo utilise un panel de "psycho-techniques" pour rationaliser la séduction du personnel. Ainsi chaque client de MacDo a droit à son sourire convenu, mesuré, contrôlé. Mais cela s’applique aussi entre employés ; chacun étant coté selon sa capacité à (faire du) sourire. Le bonheur MacDo est non seulement obligatoire, mais il doit en outre s’exhiber réglementairement. En quelque sorte, c’est une forme particulière de prostitution et de viol de l’intériorité. Les pantalons de l’équipier MacDo n’ont pas de poches... pour limiter les vols et la perception de pourboires ; ceci empêche aussi de se mettre les mains dans les poches (interdiction des temps morts). En effet selon Ray Kroc, le fondateur, « Si vous avez le temps de faire une pause vous avez le temps de nettoyer ». Il renchérit d’ailleurs : « Le secret du succès : travailler plus dur et plus longtemps. Et encore, Passer de douze à seize heures par jour à faire ce qui vous plaît c’est fabuleux !. » Les managers ont aussi droit à leur propre standardisation : l’université du hamburger près de Chicago, a déjà formé 45.000 managers diplômés.Cet endroit est une véritable "Mecque" de la technologie MacDo et le principal lieu de la normalisation de ses hommes. Il est parfois difficile de les distinguer, tant ils se ressemblent par leurs conduites, leurs conceptions du monde et même par leurs physiques. MacDo se vante souvent de créer des emplois. En fait un serveur, en restauration gastronomique, sert de 1 à 5 clients par heure ; en restauration classique on passe de 5 à 10 clients ; pour atteindre 7 clients... par minute en restauration rapide ! Ainsi un serveur MacDo remplace environ 150 serveurs traditionnels. Si on tient compte de ces chiffres, on peut considérer que MacDo supprime plus d’emplois qu’il n’en crée. Le premier objectif de Ray Kroc a toujours été la vitesse maximale : vendre un hamburger, un lait aromatisé et des frites en 50 secondes. Dès 1959, il parvient à vendre dans un restaurant 36 hamburgers en 110 secondes...

Sources : http://www.lesfurieusescarottes.com/

Posté par Anarchopunk à 16:58 - Commentaires [8] - Permalien [#]

14 février 2008

Bilan du Capitalisme

Un bilan humanitaire mondial catastrophique: L'inégalité généralisée

- 4/5e de la population mondiale vit en dessous du seuil de pauvreté dont 2.8 milliards n'ont pas les moyens de s'instruire, de se soigner et de se loger.
- 4 milliards de personnes vivent avec un revenu inférieur à deux dollars par jour et 800 millions soufrent de la faim
- Les 200 plus riches milliardaires de la planète possèdent, à eux seuls, l'équivalent de ce dont disposent 41% de la population mondiale soit 2.46 Milliards de personnes.
- La richesse des 10 personnes les plus riches du monde équivaut à une fois et demi le revenu de tous les pays sous-développés ensemble.
- La fortune des 3 individus les plus riches de la planète est supérieure au PIB des 48 pays les plus pauvres soit 600 millions de personnes.
- Dans plus d'une centaine de pays le revenus par habitant est aujourd'hui inférieur à ce qu'il était il y a 15 ans.
- L'écart entre le 5éme de la population le plus riche et le 5ème de la population le plus pauvre est de 1 pour 74 et il a doublé depuis les années 60.
- 20% de la population mondiale consomme 80% des richesses.
- Les multinationales accaparent 80% du commerce mondial, et le trafic entre elles représente 30% du chiffre global.
- Entre 1980 et 1993, les 500 plus grandes entreprises du monde ont supprimé 4,4 millions d'emplois, tandis que leurs ventes étaient multipliées par 1,4, leurs actifs par 2.3 et la rémunération de leur dirigeants par 6.1
- 37000 multinationales réunis valent deux fois le PIB de l'Amérique latine
- Le capital réuni de toutes les multinationales est de 31 millions de milliards de dollars. Elles peuvent étrangler n'importe qu'elle économie.
- On ne trouve pas les six milliards de dollars qui suffiraient chaque année à assurer un enseignement de base à toute la population mondiale, alors qu'il se dépense annuellement aux Etats-Unis huit milliards de dollars en cosmétiques
- On ne trouve pas les 13 milliards de dollars qui assureraient alimentation et soins à la population mondiale, mais que l'Europe et les USA consacrent 17 milliards annuels à leur animaux
- On ne trouve pas les 80 milliards de dollars annuels qui permettraient d'organiser les services publics de base dans le monde entier, alors que ce chiffre est inférieur à celui de la fortune cumulée des sept personnes les plus riches du globe
- L'éducation toujours réservée aux riches: Les pays "en voie de développement" sont maintenus dans l'ignorance et la misère: Unesco estime à 850 Millions le nombre d'analphabètes et à 110 millions le nombre d'enfants non scolarisés au primaire.
- L'OCDE prévoit, pour un futur proche, un chômage contrôlé de près de 30% de la population active, et un tiers des habitant du globe pourrait se retrouver sans moyen de subsistance. Pour l'instant 900 millions de personnes, 15% de la population mondiale, sont sans travail
- 17 millions d'enfants meurent chaque année à cause de maladies facilement curables (soit 46575 par jours)
- Les grands groupes alimentaires et Nestlé en tête, engagent des "assistantes maternelles" dans les pays du tiers monde pour inciter les gens à donner à leur enfant du lait en poudre, plutôt que l'allaitement, or l'eau y est souvent non potable, Résultat: Les organisations humanitaires estiment que 1.5 millions d'enfants meurent par an, des suites de cette consommation. (soit 4110 par jour)
- Un tiers des habitants de l'hémisphère sud n'atteint pas l'âge de quarante ans
- 20% des enfants de la planète ne sont pas scolarisés ; 250 millions doivent travailler comme main d'œuvre esclave pour des firmes transnationales. L'exploitation des pays à faible coût de main d'oeuvre, le travail des enfants fait partie intégrante du système capitaliste de même que toute autre manifestation de l'exploitation de l'homme par l'homme...
- 200 millions de femmes sont surexploitées.70% des pauvres sont des femmes ; les femmes représentent de plus 80% des réfugiés de guerre et 60% des analphabètes .
- La pauvreté touche aussi les pays riches et industrialisés: Les Etats Unis compte 34.5 Millions de pauvres, les Royaumes Unis: 12 Millions. La France n'est pas en reste avec 8 Millions de personnes, et les Restos du coeur, avec ses 40 000 Bénévoles, fournissent 60 000 000 de repas par an après 14 ans d'existence, atténuant ainsi, avec de nombreuses autres associations caritatives, les effets les plus dévastateurs du système capitaliste.
- Toujours en France, on compte entre 400.000 et 500.000 SDF alors que 2 millions de logements sont inoccuppés.
- Chaque jour en Espagne meurent cinq personnes dans un accident de travail . L'Espagne consacre 20% de moins à la protection sociale que la moyenne des pays Européens.
- Si tous les habitants du monde consommaient autant que les habitants de l'union Européenne, il faudrait trois planètes terre pour produire suffisamment.
- L'organisation des sociétés de consommation que nous subissons dans les pays industrialisés est calculée pour maintenir les classes sociales dans l'état que nous connaissons et même pour creuser l'écart entre riches et pauvres (dans un même pays et au niveau mondial). Or, la mondialisation, qui s'accélère depuis la chute du communisme dictatorial des pays de l'est, étend ce modèle à tous les pays du globe.
- 85% du coût de la criminalité (toutes catégories confondues) provient des affaires de corruption politico-financières.


Des perspectives désastreuses à court terme à l'échelle planétaire :

- Nous sommes actuellement 6 milliards d'individus sur terre et on estime que ce chiffre va atteindre 9 milliards d'ici 50 ans : inutile de décrire l'ampleur des problèmes d'alimentation, de misère, d'épidémie, de tensions, de flux migratoires...qui vont se poser si le système actuel est maintenu. Il faut noter ici que le problème de l'explosion démographique ne peut être résolu que par l'éducation: "Les statistiques disent que les couples qui ont a peu près le niveau baccalauréat ou équivalent ont 2,5 enfants en moyenne; les couples qui n'ont pas d'éducation du tout ont 6 enfants. Dans les pays pauvres, on éduque certains mais pas les autres, alors ils ont des enfants: Plus il y a d'enfants, plus le pays est pauvre, plus le pays est pauvre, moins il a de système éducatif, c'est la spirale vicieuse. Comment en sortir? Faire payer le coût du système éducatif des pauvres par les riches" Albert JACQUARD au congrès ICEM pédagogie Freinet - Août 1996
- Les richesses de la terre sont exploitées à tel point que les ressources de pétrole seront épuisées dans 50 ans. la gestion à priorité économique (et militaire) n'est pas seulement fait des pays libéraux, ainsi en ex-URSS, on a eu le droit à l'assèchement total de la mer d'Aral, et à la destruction de tout l'écosystème qui la composait, à une pollution radioactive extrème dans certaines régions qui n'ont plus les moyens d'entretenir leurs installations nucléaires, à tel point qu'en Biélorussie, 98% des enfants seraient en mauvaise santé à cause de la pollution radioactive de l'eau "potable".
- Les différentes sortes de pollutions entraînent des catastrophes écologiques gravissimes:
Réchauffement de la planète, pollution atmosphérique et aquatique, destruction de la couche d'ozone, ralentissement du gulf stream...
- On assiste à une déforestation menée à un rythme inconscient: Chaque heure, une surface de forêt tropicale équivalente à un terrain de football disparaît, l'équivalent de la surface de la belgique tous les ans.
- A cause de la désertification, le monde à perdu depuis trente ans un tiers des terres arables
- Les politiques de nucléarisation menée par les pays tels que la France, l'ex-URSS, les USA... font peser sur l'humanité actuelle et future des dangers énormes: tant au niveau de la production d'énergie et de la gestion des déchets (cf. situation actuelle de l'ex URSS) que de l'utilisation militaire.
- Les pays nucléarisés (USA, Russie, France, UK, Chine, Pakistan, Inde, Corée du Nord...) ont de quoi faire exploser la planète 12 fois, et rien qu'en utilisant le tiers de l'arsenal nucléaire américain, on déclencherait un hiver nucléaire fatal à tout être vivant sur la planète (excepté les scorpions...), on peut alors s'étonner d'une telle absurdité et d'un tel gaspillage. De leur coté, les pays moins riches développent des armes chimiques et bactériologiques.
-Après le 11 septembre 2001 le gouvernement Bush a décidé un budget marqué par une forte progression des dépenses militaires, au détriment des dépenses sociales: 15 % d'augmentation, la plus forte hausse enregistrée depuis vingt ans, avec 379 milliards de dollars. Le budget du Pentagone était déjà largement supérieur aux dépenses militaires de la Russie, de la Chine, du Japon, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne et de la France réunis .
- Les apprentis sorciers s'essayent maintenant à la génétique, tentant toutes sortes de mutations végétales, animales et humaines (clônage, OGM...), quelles en seront les utilisations militaires, cette fois? Sachant que d'ici 6 ou 7 ans, la totalité des 60 000 gènes composant le génome humain aura été brevetée, et que ces brevets seront détenus par 3 ou 4 grands groupes industriels.

En moins d'un siècle, les hommes ont réussi à détraquer l'ensemble des grands mécanismes de régulation de la nature et le phénomène risque d'aller en s'amplifiant au nom du développement économique. Si une prise de conscience internationale n'apparaît pas dans des délais très brefs, on atteindra le point de non-retour. Or, cette prise de conscience que beaucoup attendent depuis des années, ne peut pas venir des gouvernements qui représenteront chacun les intérêts (économiques) de leur pays, de plus, de par les divergences politiques, idéologiques, religieuses on n'arrivera jamais à un accord total entre le gouvernement chinois et celui des USA, par exemple, ou entre le Pakistan et l'Inde... C'est alors au peuple de chaque pays de faire entendre sa voix.

Texte tiré du site : http://subsociety.org/ ( allez dans "nos idées" pour retrouver ce texte ainsi que quelques autres ! )

Posté par Anarchopunk à 21:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]